À midi, la lumière tombe droit et l'ombre se réfugie sous l'arche. L'escalier est désert, une agave en pot attend en haut des marches, et l'ombre d'un palmier se dessine sur le mur comme au fusain. La ville fait la sieste.
Dans le sud du Maroc, toute la journée s'organise autour de cette heure creuse : on ferme les volets, on ralentit, on attend que la chaleur retombe pour ressortir. Les maisons y sont pensées pour ça, murs épais, ouvertures étroites, escaliers gardés à l'ombre. Une torpeur douce, suspendue, que l'affiche prend au mot avec ses deux seuls tons de terre cuite.
Elle se regarde comme on respire, sans rien demander.








