La petite porte verte de la mosquée attend l'heure de la grande prière. Au-dessus, le minaret et sa frise de zellige, un palmier qui dépasse du mur, et la chaleur du sol qui monte déjà avant midi. Le vendredi, le pas se ralentit et la ville se recueille.
La prière du vendredi rassemble plus que les autres : on ferme la boutique, on met une djellaba propre, on marche jusqu'au quartier. Dans les médinas du Maroc, la mosquée reste le point autour duquel tout s'organise, les ruelles, les fontaines, les commerces. Il y a des seuils qu'on ne franchit qu'en silence, et l'affiche s'arrête juste devant celui-là.
On reconnaît ce vert de mosquée sans avoir besoin de le nommer.








