Au centre de la cour, une fontaine à zellige vert murmure sous le soleil de midi. Deux palmiers en pot encadrent le bassin, la lumière coupe le mur en diagonale, et l'eau reste froide au creux de la main. Ce seul bruit d'eau suffit à faire baisser la température d'une maison entière.
Tout un art de vivre tient dans ce secret : cacher la beauté à l'intérieur, à l'abri des regards. Derrière les façades les plus nues des médinas de Marrakech ou de Fès se dissimulent les plus belles cours du Maroc, leurs zelliges posés à la main et leurs orangers. L'affiche se tient exactement sur ce seuil, là où le rouge du mur s'ouvre sur le vert du riad.
C'est la cour qu'on garde en tête longtemps après avoir quitté la médina, ramenée à hauteur de regard.








