Un petit taxi crème, une berline qui a déjà tout vu, arrêtée entre les palmiers et les murs blancs. Le damier peint sur la carrosserie, la plaque cabossée, le vinyle des sièges qui colle un peu quand il fait chaud. Au-dessus, un minaret et son bandeau de zellige, et le soleil qui descend derrière les immeubles.
Casablanca est la ville où l'on arrive et d'où l'on part : le port, la gare, l'aéroport, les retrouvailles et les adieux. Capitale économique du Maroc, la moins carte postale de ses villes, c'est aussi celle que la diaspora a traversée le plus souvent. Les petits taxis en sont le décor quotidien, et l'affiche les traite comme une affiche de voyage des années cinquante.
On ne fait que passer à Casablanca, et c'est sans doute pour ça qu'on y revient toujours.








