Une étoile à douze branches, bleue, sable et safran, qui se répète jusqu'aux bords sans jamais se refermer. Le tracé clair du plâtre sépare chaque tesselle. Vue de près, on distingue les éclats irréguliers d'une céramique cassée à la main, un par un.
Le zellige est né à Fès. Les carreaux émaillés y sont taillés à la marteline par des maâlems qui apprennent le geste pendant des années avant d'avoir le droit de composer une étoile entière. Rien n'est découpé à la machine, et l'irrégularité fait précisément la valeur du panneau. L'affiche montre ce savoir-faire du Maroc à plat, comme un fragment de mur détaché de son mur.
Tout un art tient dans une seule tesselle bien posée.








