Le rouge des murs contre le bleu profond, une palme noire découpée dedans, un minaret coiffé de vert. Rien ne bouge, et pourtant toute l'image regarde vers le large. L'arche sombre du premier plan ouvre sur ce qu'on ne voit pas encore.
Tanger tient sur une pointe, là où la Méditerranée et l'Atlantique se rejoignent et où le Maroc n'est plus qu'à quatorze kilomètres de l'Europe. La ville a été internationale, elle a abrité des écrivains, des exilés et des contrebandiers, et elle a toujours regardé l'autre rive. L'affiche en reprend le langage graphique, celui des compagnies maritimes qu'on placardait dans les ports.
Une ville faite de départs et de retours, où l'on reste toujours un peu des deux côtés.








