Le sable et l'ombre
Il n'y a que le sable et l'ombre, de longues courbes qui se répondent et s'enroulent jusqu'à perdre toute échelle. Impossible de dire si la dune fait un mètre ou cent : la lumière rasante creuse les creux, arrondit les crêtes, et efface tout repère.
Ce que le vent efface
Dans le désert du sud du Maroc, les dunes se déplacent, se creusent et se referment sans fin sous l'effet du vent. Aucune forme n'y dure : ce qu'on voit aujourd'hui aura disparu demain, refait autrement par une seule nuit de vent.
Un paysage de rêve
Les courbes glissent vers l'abstraction jusqu'à ne plus être tout à fait un paysage. Elles forment une matière douce, presque un rêve, où le regard peut se perdre sans chercher ni distance, ni direction, ni réponse.
Le sable ne garde rien, et c'est peut-être pour ça qu'il apaise.




