Née de la terre rouge
La kasbah dresse ses tours d'argile vers le ciel, crénelées, ocre rouge, striées par les pluies rares. Elle semble sortie du sol plutôt que posée dessus, faite de la même matière que la colline qu'elle domine, jusqu'à s'y confondre en plein midi.
Le pisé du sud
Dans le sud du Maroc, le long de la route des kasbahs, on bâtit depuis toujours en pisé, cette terre crue mêlée de paille et séchée au soleil. Maisons, greniers, remparts : tout vient du même sol rouge, et tout finit par y retourner.
Ce que le désert reprend
Monumentale et fragile, la kasbah porte déjà les traces du vent et du temps. Le désert reprend lentement ce que les hommes lui ont emprunté, laissant apparaître une beauté faite de matière, d'usure et de mémoire.
Bâtie avec la terre, la kasbah finit toujours par y retourner.




