Sous le croissant de lune, la tente noire veille et un feu résiste au froid. La toile tissée retient la chaleur, l'ouverture laisse échapper une lueur orange qui se répand sur le sable. Le jour le sable brûle, la nuit il glace. Entre les deux, quelques voix et l'immensité tout autour.
Les tentes en poil de chèvre et de dromadaire des nomades du sud du Maroc sont faites pour ça : sombres et épaisses, elles protègent de la chaleur du jour comme du froid qui tombe d'un coup une fois le soleil parti. On les monte en une heure, on les démonte aussi vite. L'affiche s'installe à l'heure où la journée est déjà loin.
Il faut une nuit pareille pour comprendre ce que vaut un feu.








