Un petit taxi rouge se faufile le long des immeubles blancs, vitres baissées sur l’air tiède de l’Atlantique. Autour, la ville avance vite : un feu, un carrefour, une avenue qui mène au port sans jamais s’arrêter tout à fait.
À Casablanca, le petit taxi est rouge. Une couleur qu’on reconnaît avant même de lire le nom de la ville. Grande porte d’entrée du Maroc, ville portuaire rythmée par les départs et les arrivées, on y arrive, on en repart, souvent sans prendre le temps de vraiment s’y arrêter.
Le rouge du taxi, le blanc des façades et la ligne franche des avenues suspendent un instant la course de la ville. Toute son énergie reste là, tournée vers le large, avec cette sensation de départ qui fait déjà naître l’envie du retour.
Une ville qu’on traverse en pensant déjà à la fois d’après















