Il n’y a que le sable et l’ombre. De longues courbes qui se croisent, s’étirent et se perdent à l’infini. Impossible de savoir si ces dunes mesurent un mètre ou cent. Sous le soleil brûlant, la lumière creuse les reliefs, arrondit les crêtes et efface les distances. Peu à peu, le paysage devient presque abstrait, comme un rêve dont on ne distingue plus les contours.
Dans le Grand Sud marocain, le vent façonne inlassablement le désert. Les dunes avancent, se creusent et se reforment, sans jamais conserver longtemps le même visage. Dunes capture cette beauté éphémère à travers de grands aplats orangés et des ombres profondes. Un paysage sans chemin ni direction, où le regard peut simplement se perdre, porté par le mouvement silencieux du sable.
Le sable ne garde rien. Et c’est peut-être pour ça qu’il apaise.







