Un disque orange suspendu au-dessus des palmes, et la Koutoubia qui domine les toits. À cette heure, l'ocre des murs rougeoie et rend la chaleur emmagasinée depuis le matin ; la frise de zellige turquoise du minaret est le seul éclat froid dans tout ce rouge.
Marrakech ne se donne pas d'un coup, elle se découvre ruelle après ruelle, du dédale des souks aux terrasses qui regardent l'Atlas. Sa couleur porte son nom : une terre ocre qui relie les façades et donne à la ville son unité si reconnaissable.
Le palmier, le soleil et la Koutoubia suffisent à faire revenir Marrakech. L'ocre y garde l'heure où la ville rougeoie, une lumière brève que l'image prolonge pour qu'elle reste présente bien après le coucher du soleil.
À Marrakech, cette heure passe vite ; ici, elle ne s'en va plus.


















